La paroisse de St-Marc a été érigée en 1792, et les paroissiens entreprirent la construction d'un presbytère dont le haut servira de chapelle.
La construction de l'égise actuelle débuta en 1798 et fut terminée en 1801. C'est un édifice de type traditionnel semblable à tous ceux érigés vers 1800 dans la Vallée du Richelieu. Le plan de l'église épouse la forme d'une croix latine avec ses transepts et se termine par une abside en hémicycle d'un diamètre un peu plus étroit que la largeur de la nef. La facade et le corps sont élevés avec la pierre provenant des terres de St-Marc.
RÉNOVATIONS
En 1908, après avoir été allongée de 15 pieds, la devanture actuelle a été construite en pierre à bosses telle que nous la connaissons maintenant. En 1891 on a recouvert la pierre de tous les murs avec du ciment, mais en 1997 une importante rénovation ramène cette pierre au jour.
LE CLOCHER ET LES CLOCHES
Le premier clocher élevé sur un plan octogonal en charpente à doubles lanternes ajourées demeure un des plus beaux du Québec. En 1908, il est remis au goût du jour, soit en style néo-gréco-byzanto-roman. Les cloches actuelles sont un don du seigneur et de la seigneuresse Blanchard. Entre 1974 et 1981, on installa un coq au sommet du clocher.
Champlain remonte la Masoliantekw
Le premier homme blanc à remonter la rivière fut sans doute Samuel de Champlain en 1603, jusqu'à la hauteur de ce qui est Saint-Marc aujourd'hui.
La rivière et son environnement, en plus d'être particulièrement poissonneuse et riche en gibier, constituaient une voie privilégiée pour le commerce avec le Sud. Sans dire qu'il était proprement habité, chaque tribu défendait durement son territoire. La rivière servait de frontière naturelle entre les Iroquois à l'ouest et les Abénaquis à l'est.
En Abénaqui on l'appelait MASOLIANTEKW, qui signifie rivière de beaucoup d'argent. Elle porta les noms de Rivière IROQUOIS et aussi de Rivière CHAMPLAIN.
Plus tard, en 1609, Champlain partit avec une soixantaine de Hurons et d'Algonquins jusqu'aux villages des Cinq Nations Iroquoises non loin d'Albany afin de faire la paix et de faire cesser les guerres entre les nations autochtones. Mais ces efforts n'apportèrent que de nouvelles querelles qui durèrent presque cent ans. Cette démarche de Champlain n'est sans doute pas étrangère au manque de sympathie que les Mohawks ont par la suite toujours nourri pour les Français...
La rivière devint souvent le théâtre de nombreuses luttes entre Français, Anglais, Iroquois, Hurons, Abénaquis, commerçants de fourrures et de produits venant du Sud. Le Régiment de Carignan, qui remonta la rivière pour pacifier la région, construisit un fort de pieux sur l'Île aux Cerfs ou sur la rive ouest, près de l'île. Nous ne connaissons par le lieu exact. Nous pouvons penser que c'était une position stratégique de choix pour guetter l'arrivée des Iroquois.
|